Martin Aubé et ses étudiants lancent un ballon dans la stratosphère pour récolter des données et mieux comprendre la pollution lumineuse

Publié le 12 Août 2019

Sherbrooke, le 12 août 2019 - Entre le 21 et le 26 août prochain (selon les conditions météorologiques), Martin Aubé, enseignant de physique au Cégep de Sherbrooke, et quatre de ses étudiantes et étudiants procéderont au lancement d’un ballon stratosphérique à Timmins, en Ontario, afin de récolter les données nécessaires à leurs recherches sur la pollution lumineuse et son impact sur la santé. L’expérience s’inscrit dans le programme de ballons stratosphériques, piloté par les agences spatiales canadienne (ASC) et française (CNES).

Projet HABLAN

Cette expérience, nommée HABLAN pour High Altitude Balloon Light At Night experiment, et développée en collaboration avec l’Université de Hongrie Occidentale, consistera à lancer un ballon stratosphérique mesurant 200 m de diamètre, et muni de deux caméras numériques DSLR, à 36 km au-dessus du sol (soit 3,5 fois plus haut qu’un avion transcontinental) afin de prendre diverses images de la lumière artificielle à partir du ciel. L’objectif de ces prises photographiques consiste à récolter des données essentielles pour déterminer le niveau de lumière artificielle qui entre dans les habitations, et éventuellement, pour évaluer son impact sur la santé des gens, et plus spécifiquement, à son rôle dans la prolifération des cas de cancer de la prostate.

Si une date et une heure précises n’ont pu être fixées pour le lancement, c’est que le chercheur et son groupe doivent attendre des conditions météorologiques favorables : peu de vent, pour éviter que le ballon ne dévie de sa trajectoire et un ciel sans nuages pour permettre l’observation du sol.

Cette fois-ci, l’expérience est tentée à l’aide d’un ballon lancé à très haute altitude, mais sera réalisée ultérieurement avec un drone.

Des apprentis-chercheurs en action!

« Ce projet est très porteur pour nos étudiantes et étudiants inscrits aux cours d’intégration en sciences du programme Sciences de la nature, affirme M. Aubé. Ils auront la chance de mettre en pratique ce que nous apprenons en classe dans le cadre d’une expérience réelle, visant à préciser des paramètres très importants pour comprendre ce qui génère la pollution lumineuse. »

C’est ainsi que Vincent Jordan, Michael Labrecque, Simon Trudeau, Laurent Lemay et Emma Brunelle-Newman participent à cette belle aventure, car ils se sentent interpellés par l’enjeu de la pollution lumineuse et considèrent que ce projet est très enrichissant pour eux.

 « De pouvoir prendre part à une expérimentation concrète permettant de comprendre un problème d’actualité en astrophysique est vraiment une grande chance pour moi, s’est exprimé Vincent Jordan. Je peux ainsi mettre un premier pied dans le quotidien de certains scientifiques, en plus de développer ma capacité à résoudre des problèmes. À travers cette expérience, j’arrive à mieux saisir la réalité et l’importance de certains concepts physiques. J’espère grandement que nos résultats permettront de faciliter la détermination des propriétés des lampadaires, qui sont la principale cause de la pollution lumineuse. Ce phénomène nous affecte particulièrement, nous les chercheurs, car il nous empêche d’observer pleinement le ciel étoilé, ce qui a pour conséquence de ralentir le progrès scientifique! »

Un enseignant passionné et engagé

Rappelons que M. Martin Aubé est reconnu pour la grande expertise qu’il a développée dans le domaine de la pollution lumineuse et pour les résultats de ses recherches, salués sur la scène internationale. Il a d’ailleurs contribué à l’instauration du règlement municipal de la Ville de Sherbrooke concernant le contrôle de la pollution lumineuse et est l’un des instigateurs du projet « Oasis de ciel étoilé » dans la réserve naturelle du Mont-Bellevue.

Le Cégep de Sherbrooke accorde une place importante à la recherche en l'intégrant à ses pratiques et en soutenant les membres du personnel qui y participent. Les enseignants-chercheurs ont la possibilité d'impliquer des étudiantes et des étudiants et de collaborer avec de prestigieux partenaires.

Cliquez ici pour suivre l’expérience en direct sur Facebook.

Martin Aubé et ses étudiantes et étudiants procéderont sous peu au lancement d’un ballon dans la stratosphère, afin de récolter des données sur la pollution lumineuse produite par les lampadaires.

En savoir plus sur la présentation officielle du projet

Information et demande d’entrevue :

Christine Tremblay
Conseillère en communication
Téléphone : 819 564-6350, 5125
Cellulaire : 819 612-1068
christine.tremblay@cegepsherbrooke.qc.ca